Un plan de secours général pour la Ville

Si le principe même de la sécurité des citoyens en cas de catastrophes naturelles ou non est une compétence de L'État par l'intermédiaire du plan ORSEC, il n'en demeure pas moins que le maire en vertu de l'article L. 2212-2 al. 5 du code général des collectivités territoriales, doit prendre les mesures de prévention contre tout type d'accident d'origine naturelle ; il reste responsable de la mise en œuvre des secours.

Si la mise en place du plan de secours par le maire préfigure bien souvent une action de l'État, il présente l'avantage d'être opérationnel et de mobiliser rapidement les énergies.

Ce plan de secours envisage toutes les hypothèses de sinistres comme le déneigement, les risques naturels comme les feux de forêts, les inondations, les séismes et, pour terminer, les risques technologiques comme la rupture du barrage de Bimont, les transports de matières dangereuses.

Le plan local d'urgence définit trois niveaux d'intervention pour garantir l'action de chacun.

 

Trois niveaux d'intervention

En premier lieu l'établissement d'un poste de commandement de crise au centre de secours principal de la Chevalière qui se compose des hauts responsables en matière de sécurité aussi bien au niveau de la commune que de l'État (le maire et son directeur de cabinet, le directeur général des services, le sous-préfet, le commissaire central, le directeur de l'équipement, le chef de corps des sapeurs pompiers, etc…).

Cet organe de commandement se charge de la coordination des actions et de la répartition des moyens en personnel et en matériels, de la prise de décisions adéquates et de la recherche, de la centralisation et de la diffusion des informations et renseignements concernant la situation opérationnelle.

Ensuite, une cellule de soutien de crise est regroupée en mairie et en mairie-annexe du quartier concerné avec les élus concernés (premier adjoint, adjoints aux finances, à la communication, à la solidarité, aux travaux), les fonctionnaires de la Ville concernés comme les différents directeurs généraux des services et pour l'État le directeur du centre hospitalier et le responsable d'EDF. Leur mission essentielle est de coordonner l'ensemble des actions menées par les différents services concernés, d'arrêter la liste des actions prioritaires dans les demandes d'assistance et de rendre compte des actions menées au poste de commandement de crise.

Enfin, des services techniques opérationnels de terrain qui ont chacun des missions parfaitement définies. Citons la police nationale, la police municipale, les sapeurs-pompiers, les services sociaux et médicaux, les services de la voirie, la direction de la communication, les responsables des standards téléphoniques.

 

Les risques qui concernent la ville d'Aix

L'inondation

La commune d'Aix est concernée par les inondations de l'Arc et de la Touloubre. La dernière grande inondation remonte à 1978.

Elle l'est également par les inondations urbaines générées par le ruisselement d'eau de pluie. Lors de pluies exceptionnelles, l'eau ruisselle sur des terrains imperméables suite à l'urbanisation. Elle peut grossir en flots rapides qui envahissent la ville. Le dernier événement date de 1993 et a fait une victime.

Les feux de forêts

En période de sécheresse, la végétation libère des essences aromatiques qu'une étincelle suffit à enflammer. Les foyers naissent au sol parmi les herbes et les brindilles. Puis le feu se propage aux broussailles, aux arbustes et aux arbres. Le vent et le relief favorisent sa progression. Les zones à risques sont la chaîne de la Trévaresse, le massif du Montaiguet, les plateaux de l'Arbois et de Bibémus.

Séisme

Située sur la faille de la moyenne Durance, Aix est concernée par les séismes. En Provence, le risque sismique provient du rapprochement de la plaque africaine et européenne selon un axe nord-sud au rythme de 1 cm/an. Sur la commune, la sismicité est faible. Le dernier date de 1909. Il est survenu entre Aix, Salon, Pélissane et Peyrolles.

Le transport de matières dangereuses

Aix est concernée par le transport des matières dangereuses par voie routière (les autoroutes A8, A51 et A55, les nationales 87, 8, 96, 296 et la route départementale 89) et par gazoduc. Les principaux dangers sont l'explosion, l'incendie et la pollution.

La rupture du barrage de Bimont

Situé à trois kilomètres de la ville, construit en 1952 et exploité par la Société du Canal de Provence, il constitue une réserve pour l'alimentation en eau du sud de la région d'Aix et de l'agglomération marseillaise. Bien surveillé, le risque de "rupture de barrage" est extrêmement faible. Les signes précurseurs apparaîtraient bien avant la rupture de l'ouvrage. La conséquence est un déversement de la retenue d'eau qui donne lieu à une onde de submersion.

Aix est une des rares villes de France à cumuler les cinq risques majeurs naturels et techtoniques.

Un dossier d'information communal sur les risques majeurs naturels et technologiques peut-être consulté en mairie centrale et en mairies-annexes. Il comprend l'analyse de ces risques, des explications sur l'organisation des secours, les bons réflexes à adopter.

Il existe également deux brochures disponibles. La première est intitulée "Guide face aux 5 risques majeurs, adoptez les bons réflexes". La seconde a pour titre le "Barrage de Bimont, information des populations de la zone de sécurité immédiate, les bons réflexes en cas d'alerte".

police municipale d'aix en provence